Du bureau des guides à la table du soir
Quarante ans de courses organisées entre ces murs, puis un déménagement, puis nous — sans rien décrocher.
Ce que le bureau nous a laissé
Deux cent quarante cartes au mur, punaisées par couches successives. Nous les avons comptées un dimanche, sans en retirer une seule.
La salle des cordes servait à stocker le matériel : sans fenêtre, sans écho, elle est devenue le salon de cartes sans qu'on ait à toucher au plâtre.
Le cahier de courses est resté sur le comptoir. Les guides y notaient les départs ; nous y notons les réservations et les tables retenues.

Quarante couverts
Le maximum, sur un service unique.
Quatre tapis
Dans l'ancienne salle des cordes.
Cinq en équipe
Cuisine, salle et comptoir compris.
Quatre partis pris de la maison
- Ce qui se joue ici ne s'échange contre rien : aucune somme misée, aucune somme gagnée, aucun compte ouvert d'une soirée sur l'autre.
- La carte suit ce qui descend de la vallée : un produit absent fait disparaître le plat, pas l'inverse.
- Les cartes d'itinéraires appartiennent au lieu et resteront au mur, même quand elles seront illisibles.
- Un taxi est proposé d'office à qui a bu et repart en voiture, quitte à insister un peu.